Les vaccins ont toujours été liés à certaines maladies. Des exemples frappants sont le syndrome de la guerre du golf, la campagne de vaccination aux États-Unis en 1976 contre la grippe porcine et les cas autistiques en Angleterre. Ce n’est donc pas étonnant qu’à chaque campagne de vaccination certaines personnes annoncent que le vaccin comporte plusieurs dangers. Dans la grande partie des cas, ce n’est pas le virus affaibli ni les antigènes injectés qui causent les problèmes, mais les adjuvants qui y sont ajoutés. Une amie m’a parlé d’un certain docteur qui en avait contre le vaccin que l’Europe veut utilisé. J’ai trouvé un article d’un autre docteur qui dit environ la même chose ici.
D’abord, il faut savoir que les adjuvants sont des molécules destinées à pallier le manque de réaction immunogène contre certains anticorps injectés lors d’un vaccin. Dans plusieurs cas, les adjuvants ne sont pas nécessaires, car l’antigène est suffisamment immunogène pour être efficace dans les jours qui suivent l’injection. Dans le cas des grippes saisonnières, ce dernier fait est totalement avéré (Dose de 15 mg, efficace 15 jours après l’injection) . Mais, pour certaines souches grippales, comme la grippe aviaire (H5N1), l’antigène n’induit pas une forte réaction (2 doses de 90 mg nécessaires). Même les adjuvants couramment utilisés (normalement les sels d’aluminium) ne sont pas suffisamment efficaces.
Ainsi, des compagnies pharmaceutiques doublent leurs vaccins de la grippe (H1N1) de squalènes. Le squalènes est tiré du foie des requins, d’où son nom. Dans le corps humain, nos cellules l’utilisent comme matériaux de construction pour la grande famille des stérols (vitamine D, Cholestérol, œstrogène, androgène…). Ceci semble rendre le squalènes innocent, mais certaines histoires font douter certains spécialistes. La plus connue de ces histoires est probablement le syndrome de la guerre du golf. En effet, les vaccins utilisés contre l’anthrax contenaient ce fameux adjuvant. Une étude avait lié ce vaccin à une réaction auto-immune, mais n’en dit pas plus. Personnellement, je doute de cette étude, car je pense que l’utilisation de certaines substances anticholinergiques (comme indiqué dans cet article) durant cette guerre aurait très bien pu causer ces syndromes. Toutefois, certains autres cas plus réalistes dans leurs syndromes ont été signalés. Donc, la prudence est de mise!
De plus, un autre adjuvant a été avancé dans plusieurs discussions sur le sujet. Mais je me vois pris de cours et incapable de confirmer son utilisation dans le vaccin contre la grippe H1N1. Je vais quand même vous en parler un peu. Cet adjuvant serait le Thiomersal, une molécule contenant un métal lourd, le mercure. L’impact négatif des métaux lourds n’est plus à démontrer et un possible lien entre ce produit et des cas d’autismes ont été faits.
Certaines compagnies chinoises disent qu’il n’est pas nécessaire de doubler le vaccin contre le H1N1 d’un adjuvant et développent des vaccins qui n’en contiennent pas. D’ailleurs, aux États-Unis, les vaccins contre le H1N1 contenant des adjuvants seront interdits.
Mais, en Europe des compagnies comme GlaxoSmithKline (GSK) pensent autrement. Elles croient que c’est en effet nécessaire. Ce qui n’est pas bête, car, une des grandes peurs de l’OSM est un croisement avec de la grippe H1N1 avec la grippe aviaire H5N1. C’est-à-dire que la grippe H1N1, qui est considérablement contagieuse, devient aussi pathogène que la grippe H5N1 qui, elle, représente des risques de mortalité encore plus élevés (60 %). Dans cette situation, l’adjuvant pourrait très bien prémunir des vaccinés contre le H1N1 muté .
En conclusion, n’oubliez jamais qu’un vaccin ne fait qu’accélérer votre réponse immunitaire et ne vous protège pas totalement d’une maladie. Cette réponse plus rapide vous sauve toutefois de beaucoup de complication et atténue les symptômes. Plusieurs compagnies travaillent sur le vaccin et ont toutes des points de vues différents. Donc, plusieurs variétés de vaccins seront disponibles (dont certains par voies respiratoires, comme une pompe à asthme, oui, oui!) , vous aurez donc probablement le choix entre adjuvants ou non, ou du moins l’état aura le choix. Vous avez aussi toujours l’option de décliner le vaccin, ce que je risque de faire si l’État (au Canada) utilise des adjuvants. À vous de choisir selon vos convictions et j’espère vous avoir éclairé un peu!
Références et documents intéressants:
TOURBE Caroline, Science et Vie, octobre 2009, Grippe A, ce que contiennent réellement les vaccins
Wikipedia, Le Squalène, consulté le 29 septembre 2009
Wikipedia, Le Tiomersal, consulté le 29 septembre 2009
Global Research, What’s the Danger of Swine Flu Vaccinations? consulté le 29 septembre 2009
News 24, H1N1 contagious period ‘longer’, consulté le 29 septembre 2009
PNAS, Acetylcholinesterase inhibitors and Gulf War illnesses, consulté le 29 septembre 2009
Wikipedia, Syndrome de la guerre du Golf, consulté le 29 septembre 2009



